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«Les veilleurs» chassés par des militants de Nuit debout à Paris

Publié le 09 juin 2016 par

REPORTAGE – Des groupes mobiles et violents de militants issus de Nuit debout ont chassé mercredi soir «les veilleurs» qui souhaitaient se réunir place de la République à Paris. L’un d’entre eux a été hospitalisé à la suite d’un coup porté à la tempe.
Dès l’arrivée des premiers «veilleurs» mercredi soir alors que le jour tombe, le ton est donné place de la République. «Je suis pour les droits, vous êtes anti-droits, je suis homosexuelle!», leur hurle une jeune femme. Un essaim de militants de Nuit debout s’est formé autour d’Axel Rokvam et deux autres piliers du mouvement né en 2013 dans le sillage de la Manif pour tous. «Partez, on ne prendra pas la responsabilité d’assurer votre sécurité», leur intime un homme du «pôle sérénité» de Nuit Debout, issu de la contestation contre la Loi travail. Entre les deux groupes, le dialogue est impossible. «On leur a assuré qu’on ne venait pas pour empiéter sur leur territoire, mais simplement pour contribuer à leur réflexion sur le travail», explique Axel Rokvam. «Mais certains ont décidé de nous chasser, quand bien même quelques voix s’élevaient pour rappeler que la place appartenait à tout le monde.» Après un moment de flottement, «les veilleurs» renoncent à se réunir place de la République, et partent vers le canal Saint Martin. Quelques «nuit deboutistes» exultent: «Pas de place pour les fachos!», fanfaronne une jeune fille aux cheveux décolorés tachés de mèches roses.
«Ils se bornent à nous traiter d’homophobes»
Quai de Valmy, une petite vingtaine de «veilleurs» s’assied sur les marches d’une passerelle qui enjambe le canal Saint Martin. Ils commencent une réflexion sur la phrase du philosophe Emmanuel Mounier, «tout travail travaille à faire un homme en même temps qu’à faire une chose». Les rangs grossissent, et les marches comptent bientôt une soixantaine de personnes. Mais l’ambiance reste tendue. Rapidement, des militants de la place de la République rappliquent et leur ordonne de quitter les lieux. «Ils se bornent à nous traiter d’homophobes et de fachos, difficile d’entamer le dialogue dans ces conditions», constate Charles, un musicien professionnel. Le ton monte, des casseurs se dissimulent le visage et quelques projectiles volent. Un homme est aperçu avec une barre de fer. Trois journalistes qui couvrent l’événement sont violentés, leur matériel est délibérément visé. La technique de harcèlement se poursuit une heure plus tard, alors que «les veilleurs» se sont déplacés rue de la Fontaine au roi, où la violence monte d’un cran. Pour intimider «les veilleurs», des militants «antifas» encerclent le rassemblement et distribuent des coups.

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